Témoignages d'études permanentes

Viviane Pelletier

Le 5 novembre, 2018

Viviane Pelletier
Agente de finances et d’administration
Bureau du contrôleur
Collège militaire royal du Canada

En octobre 2008, j’ai débuté ma carrière de fonctionnaire fédéral. De fait, je préparais depuis plus d’un an un retour aux études universitaires avec la collecte de relevés officiels de notes afin d’obtenir un diplôme de 1er cycle. Fortuitement, cette opportunité s’est présentée au Collège militaire royal du Canada (CMR) à Kingston avec la Division des études permanentes (DEP). Quelques cours de CÉGEP, un cours universitaire et un profil linguistique ont permis au service d’évaluation de la formation antérieure un transfert de dix crédits. Il ne restait donc que vingt cours (ou crédits) pour obtenir un baccalauréat ès arts (BA) ! J’ai opté pour une concentration en études françaises. Ce choix est très important afin de garder la motivation nécessaire afin compléter le BA. Noter qu’un BA général au CMR exige des cours obligatoires dans tous les départements de la faculté des arts tels que science politique, histoire, psychologie militaire et leadership, et gestion des affaires. Heureusement que les cours obligatoires en chimie, physique et mathématiques ont été des transferts de crédits ! Travaillant au Collège, j’ai eu l’option de suivre des cours en classes et à distance. Évidemment qu’il est plus facile de suivre un cours en classe avec toute la dynamique qui s’y rattache plutôt qu’un cours à distance avec un livre et son ordinateur. Par contre, lorsque tu te retrouves plus âgé que les grands-parents des autres étudiants, la dynamique de groupe est relative. J’ai apprécié et aimé tous mes cours ; spécialement les plus exigeants de tous : théorie littéraire et professionnalisme militaire et éthique. Enfin, de septembre 2009 à mai 2016, j’ai complété les cours requis pour obtenir mon BA. Toutefois, ce cheminement a parfois été laborieux. Je suis donc reconnaissante du soutien technique et moral que les représentantes aux programmes et autres membres de la division des études permanentes m’ont apporté pendant ces sept années. Leur dynamisme et leur enthousiasme sont contagieux et nécessaires, surtout lorsque l’on ne voit plus la lumière au bout du tunnel.

Le 19 mai 2016, cinq jours avant mon soixantième anniversaire de naissance, j’ai reçu mon diplôme de baccalauréat ès arts lors de la remise des diplômes des élèves officiers, classe de 2016 ! En septembre 2018, j’ai été acceptée comme étudiante libre au programme du CMR de Maîtrise en administration publique (MAP), encore par l’entremise de la DEP. Le comité de sélection décidera l’été prochain si je suis une étudiante apte à poursuivre la MAP. À suivre!

Necole E. Belanger, Adjudant-chef, MMM, CD

Le 2 novembre, 2018

Necole E. Belanger, Adjudant-chef, MMM, CD
Adjudant-chef de formation, Académie canadienne de la Défense

Je me suis enrôlée dans les Forces armées canadiennes (FAC) à titre de policier militaire titulaire d’un diplôme collégial, mais j’ai toujours eu envie de poursuivre mes études. J’ai suivi de nombreux cours pendant ma carrière, y compris l’ancien Programme de perfectionnement professionnel des officiers (PPPO), maintenant connu sous le nom de Programme d’études militaires professionnelles pour officiers (PEMPO). En 2013, quand l’occasion s’est présentée de participer au Programme avancé de perfectionnement professionnel des militaires du rang (PAPPMR) au Collège militaire royal (CMR), je n'avais plus que six mois à faire pour obtenir un baccalauréat de l’Université Athabasca.

Connaissant les occasions uniques que le CMR offre à ses membres, telles que l’évaluation et la reconnaissance des acquis (ERA) pour l’expérience militaire, et la possibilité de transférer des crédits universitaires obtenus dans d’autres universités, j’ai immédiatement communiqué avec le bureau du secrétaire général, qui a tout fait en son possible pour m’aider, non seulement pour voir à ce que je satisfasse aux exigences du PAPPMR, mais aussi en m’informant, après avoir revu mon Sommaire des dossiers personnels du membre (SDPM), que je pouvais peut-être par la même occasion obtenir un baccalauréat en arts et sciences militaires, si j’étais prête à suivre un cours supplémentaire pendant le PAPPMR.

Le PAPPMR nécessitait neuf crédits : quatre crédits obligatoires dérivés du PEMPO et cinq crédits en option afin de recevoir un certificat en études militaires générales. À la suite de ma décision plus tôt dans ma carrière de participer au PEMPO, le CMR m’a immédiatement accordé un classement avancé pour ces cours, j’ai pu donc satisfaire aux dix crédits requis par le CMR, en prenant un cours supplémentaire pour obtenir le baccalauréat en arts et sciences militaires, qui a été entièrement payé par le plan d’apprentissage individuel (PAI) offert par les Forces armées canadiennes. N’eût été la prévoyance du bureau du secrétaire général, je n’aurais jamais su que cette option était possible, et j’aurais simplement suivi neuf cours au hasard pour satisfaire aux exigences du PAPPMR.

L’éducation que j’ai reçue au CMR était de haut calibre; elle m’a aidé à perfectionner mes aptitudes intellectuelles, ma pensée analytique et ma capacité de raisonnement qui étaient requises de moi quand j’ai pris mon premier poste après mes affectations tactiques en tant qu’Adjudant-chef de l’État-major interarmées stratégique (EMIS). Grâce aux professeurs du CMR qui se sont véritablement intéressé à mon développement, aux tuteurs que j’ai engagés pour m’aider avec les cours les plus difficiles, aux membres du Centre de rédaction, qui ont fait monter ma moyenne chaque fois qu’ils révisaient mes travaux, non seulement j’ai réussi le PAPPMR mais j’ai obtenu un baccalauréat avec Très grande distinction du CMR. Depuis la fin de mes études universitaires, j’ai publié des articles dans la Revue militaire canadienne et dans La Revue de l’Aviation royale canadienne. J’ai également eu le privilège d’occuper certains des postes les plus intéressants et valorisants que les Forces armées canadiennes ont à offrir à leurs chefs supérieurs. Mon éducation à saveur militaire m’a été fort utile pour comprendre les processus compliqués qui interviennent dans l’univers complexe du leadership institutionnel, un apprentissage que je n’aurais pas pu obtenir dans une université traditionnelle.

Lgén(ret) J.O.Michel Maisonneuve, CMM, CSM, CD, MA.

Le 24 septembre, 2018

Lgén(ret) J.O.Michel Maisonneuve, CMM, CSM, CD, MA
Ancien Directeur des études – CMR Saint-Jean.

Après ma graduation du CMR en tant que membre de la Classe du Centenaire de 1976 et avoir servi 28 ans dans l’Armée, le CEMD m’a offert l’opportunité de compléter un diplôme de 2e cycle. Après une étude de mes options, j’ai décidé de m’enrôler dans le programme de maîtrise en gestion et politique de défense (aujourd’hui renommée MAP). J’habitais Ottawa, donc je me suis inscrit dans plusieurs cours à l’Université d’Ottawa et voyagé à Kingston pour des cours à Queen’s et au CMR.

Souvenez-vous, on était en 2000. J’étais un « non-croyant » envers l’idée de cours en ligne ou d’apprentissage distribué – comment être assis seul à l’ordi pouvait-il se comparer à être en classe avec d’autres étudiants et un professeur? Néanmoins, j’ai décidé de m’inscrire à un cours pour pouvoir vraiment discréditer cette « nouvelle » façon d’apprendre.

Quelle surprise ce fut pour moi d’avoir la possibilité de travailler quand je le voulais (j’avais des devoirs familiaux à ce moment) et de n’importe quel endroit. J’ai ensuite réalisé que les interactions avec le professeur et les autres étudiants étaient faciles, utiles, et mieux préparées et effectuées. En un mot, j’ai trouvé cette méthode d’apprentissage excellente et j’ai adoré le cours. Éventuellement, je me suis inscrit à un autre cours, et je suis devenu un des « croyants. » En tant que Directeur des études au CMR Saint-Jean pour les derniers dix ans, j’ai fortement promu l’apprentissage en ligne en particulier pour nos militaires qui ont besoin de cette souplesse, et qui peuvent contribuer beaucoup au monde des études. Merci beaucoup à la Division des Études permanentes pour tout le travail qu’ils font pour leurs étudiants.

Lieutenant-colonel Dallas Jay West, OMM, CD

Le 18 septembre, 2018

Lieutenant-colonel Dallas Jay West, OMM, CD

Témoignage de gratitude de la part d’un étudiant d’apprentissage à distance à un représentant de programme de la Division des études permanentes :

À : Brenda Piazza
Objet : Merci infiniment

Brenda,

Je tenais simplement à prendre une minute pour vous adresser de nouveau le compliment que je vous ai fait au téléphone.

En juin, j’aurai 30 années de service dans les FAC comme officier de réserve (CIC) et je travaille à temps plein depuis 2001.

De plus, j’ai été un étudiant d’apprentissage à distance au CMR depuis plus longtemps que je ne veux bien l’avouer publiquement.

Je n’ai jamais connu de personne si serviable au CMR ou dans les FAC. Je n’ai jamais rencontré un tel niveau d’énergie positive et d’empressement à offrir une aide. J’aimerais bien prendre l’enthousiasme que vous avez au travail et le transmettre à mon personnel.

Je vous prie de bien vouloir transmettre mon message à votre superviseur et qu’il sache que vous êtes un exemple que les autres voudront suivre.

Merci encore.   

Très respectueusement,

Dallas

Lieutenant-colonel Dallas Jay West, OMM, CD
Commandant adjoint | J35 Officier d’instruction en chef
Unité régionale de soutien aux Cadets (Nord-ouest), Forces armées canadiennes

V.P. (Vince) Wawryk, Lieutenant-colonel, CMR

Le 22 mai, 2018

Je suis entré dans les Forces armées canadiennes (FAC) avec les dernières recrues à être acceptées dans le Programme d’instruction pour les aspirants-officiers (PIAO) à la fin 1991. Après avoir réussi mon cours élémentaire d’officier et ma formation en langue seconde, il me fallait encore prouver que malgré mon absence de diplôme universitaire, j’étais capable d’être formé et de rester. En attendant d’avoir accès aux divers cours professionnels, je me suis donc mis à suivre un à un les anciens cours du Programme de perfectionnement professionnel des officiers (PPPO).

Lieutenant-colonel V.P. (Vince) Wawryk, CD

J’ai fini par obtenir mon brevet de pilote, prouvant ainsi que j’étais effectivement apte à être formé. Toutefois, tous mes commandants, l’un après l’autre, ont continué à insister sur la nécessité de ce fameux diplôme du premier cycle pour démontrer mon potentiel. Au tournant du siècle, avec la mise sur pied du nouveau Programme d’études militaires professionnelles pour les officiers (PEMPO), il me restait un dernier cours du PPPO à suivre. Cette exigence s’est traduite dans le nouveau système par le cours PSF401 – Leadership et éthique, qui était proposé à distance par le Collège militaire royal du Canada (CMR). J’ai donc apporté les manuels de ce cours avec moi dans une tente dans le désert, dans le cadre d’un déploiement avec l’E3 (AWACS) de l’USAF. C’était magique. Aux prises avec le défi de concilier jeunesse gradée et sage expérience au sein de mon équipage, j’ai appliqué dans la vraie vie les leçons que j’apprenais, et j’ai écrit mes observations à mes camarades de cours. C’est ce premier cours du CMR qui a fait le déclic : j’étais désormais emballé.

Lorsque je suis rentré du désert et que j’ai constaté que j’avais bien réussi, je me suis dépêché de remplir ma demande d’inscription pour le baccalauréat en arts et sciences militaires (BAScM) proposé en apprentissage à distance par le CMR. Une partie importante de la demande d’inscription était bien sûr le Plan d’apprentissage individuel (PAI), grâce auquel le programme serait financé à 100 p. 100 par les FAC. Mais ce qui m’intéressait bien plus encore, c’était la reconnaissance de la formation antérieure offerte par le CMR.

La Section d’évaluation de la formation antérieure m’a accordé des crédits pour la plupart des cours universitaires civils que j’avais suivis avant de changer ma demande de recrutement du PFOR au PIAO. Elle m’a également donné des crédits pour la maturité et l’expérience que j’avais acquises depuis lors dans les FAC. Avec une année de crédits pour les études antérieures et une autre année de crédits pour le PPPO, l’instruction de pilote et la formation linguistique, ainsi que d’autres formations professionnelles suivies en cours de route, il ne me restait plus qu’une année de cours pour obtenir mon diplôme. Suivre les cours à distance un à un tout en travaillant à temps plein dans un poste d’état-major et en élevant deux jeunes enfants représentait une pleine charge de travail, mais j’avais mûri depuis mes premiers pas à l’université, j’étais plus motivé à atteindre mon but et je m’intéressais beaucoup plus à la matière.

J’ai fini par obtenir le nombre requis de cours du CMR, de cours de niveau supérieur et de contenu militaire pour faire une demande d’obtention de diplôme. Mon père (un ancien de la promotion de 1968) était aussi fier que moi que j’aie finalement obtenu un diplôme du CMR, et mon commandant de l’époque est même venu d’Ottawa pour assister à ma cérémonie de remise des diplômes.

Ma prochaine étape consistera à transformer mon BAScM de 30 crédits en BAScM de 40 crédits avec spécialisation, qui me permettra d’obtenir le diplôme d’études supérieures nécessaire à l’obtention d’un grade supérieur. Une fois de plus, le CMR est prêt à m’aider à y arriver en reconnaissant ma formation militaire antérieure et mes cours en ligne pour combler le fossé.

Lieutenant-colonel V.P. (Vince) Wawryk, CD
Chef d’état-major, Collège militaire royal du Canada
Défense nationale/Gouvernement du Canada

Arthur R. Jordan, Lieutenant-colonel, CMR

Le 8 mai, 2018

La récente célébration du 20e anniversaire de la Division des études permanentes (DEP) m’a rappelé à quel point le Programme d’études permanentes m’avait aidé à devenir celui que je suis aujourd’hui.

En 1996, j’étais technicien de moteurs d’aéronefs dans la Réserve, et je travaillais à la 8e Escadre Trenton. J’essayais tant bien que mal d’obtenir un diplôme, fréquentant d’abord l’Université Carleton, puis l’Université Queen’s en tant qu’étudiant « adulte ». Vers la fin du printemps, alors que j’étais en service temporaire à Eureka (dans les T.N.-O.), j’ai reçu un courriel mentionnant le Programme d’études permanentes du Collège royal militaire du Canada (CMR). J’ai alors écrit au personnel du Programme, qui m’a conseillé de communiquer avec lui à mon retour de service temporaire.

À l’issue de plusieurs entretiens avec le Capc Robert (Bob) Charest et le doyen Barrett, j’ai été invité à suivre des cours au CMR. Je ne sais pas si c’était vraiment là la vision de la DEP à l’époque – qu’on assiste aux cours avec les membres de l’Escadre des élèves-officiers – mais c’est ce que j’ai fait pour l’année universitaire 1996‑1997. Comme j’étais étudiant à temps plein – cinq jours par semaine, sans compter les devoirs, les dissertations et les examens – et qu’en plus je devais tenir à jour mes qualifications de technicien, l’année s’est avérée bien occupée. Je ne sais pas c’est grâce à quelle combinaison de tout cela, mais entre le personnel universitaire, mes camarades de classe, je ne sais quelle motivation intérieure et les mots inspirants du Capc Charest, j’ai vécu la meilleure année d’études postsecondaires de ma vie. En mai 1997, il ne me manquait plus que deux crédits pour obtenir mon diplôme.

Plus tard cet été-là, j’ai été accepté dans la Force régulière, toujours comme technicien de moteurs d’aéronefs. Cela allait rendre les deux derniers crédits plus difficiles à obtenir. Mais grâce à la souplesse de la DEP et du personnel universitaire, j’ai pu travailler à un projet de lecture dirigée qui comprenait des séances régulières avec un professeur, des travaux de lecture ainsi que plusieurs dissertations pour terminer mon programme.

J’ai présenté ma demande d’obtention de diplôme avec la promotion de 1998, et j’ai ainsi reçu mon baccalauréat ès arts en politique et économie à la cérémonie de collation des grades cette année-là, avec la promotion finissante d’élèves-officiers.

Plus tard dans l’année, diplôme en main, j’ai fait une demande de changement de carrière dans le cadre du Programme spécial d’attribution de commission; et j’ai été accepté comme navigateur aérien en février 1999.

Je dois ma carrière actuelle aux portes qui m’ont été ouvertes par le Capc Charest, le doyen Barrett, le professeur Sokolsky, le Programme d’études permanentes, le remarquable personnel universitaire et mes camarades de classe. Je ne serais pas ici aujourd’hui sans votre approbation, votre soutien et vos encouragements.

En promotion au LCol en juin 2016, le Lcol Arthur R. W. Jordan, C.D., E0764 // G1773, avec son père, colonel honoraire (Lcol (retraité)) Arthur R.W. Jordan, C.D., 8294 classe de 1970. Photo de Lois Jordan

En tant que major, le Lcol Arthur R. W. Jordan, C.D., E0764 // G1773, en mai 2011, avec un aéronef de surveillance UAV CU-170 Heron à Kandahar, en Afghanistan. Photo de l'adjudant-chef (retraité) Gary Micklethwaite

 

Arthur R. Jordan
Lieutenant-colonel

Directeur, plans et stratégie
Collège militaire royal du Canada
Ministère de la Défense nationale / Gouvernement du Canada

Vingt ans plus tard, les études à distance se poursuivent toujours au CMR

Jim Barrett Ph.D, et Capc (retraité) Robert Charest

Le 30 novembre, 2017

Dès sa création, la Division des Études permanentes au Collège militaire royal avait à cœur les étudiants des Forces armées canadiennes (FAC). « Mon expérience dans une université civile valait son pesant d’or, affirme un adjudant-chef. Puis, un jour, je suis allé au bureau en pensant que j’allais souper avec mon épouse le soir venu. Toutefois, avant le dîner, je recevais mon vaccin et, à l’heure du souper, je me trouvais à bord d’un aéronef Hercules. J’ai téléphoné à l’université pour signaler que j’allais rater mes examens de mi- trimestre. Les gens de l’université le regrettaient, mais ils ne pouvaient rien pour moi. Je devais abandonner le cours sans me faire rembourser les frais de scolarité, conformément aux règlements de l’université. »

C’est pourquoi le Collège militaire royal du Canada (CMR) a conçu un programme soumis à des règlements différents. C’est un programme universitaire pour les travailleurs adultes dont l’emploi peut entraîner des absences inattendues, et tout militaire canadien y est admissible. L’instruction militaire donne des crédits universitaires et les professeurs peuvent prendre des dispositions particulières pour les étudiants qui doivent interrompre un cours à des fins opérationnelles.

Grâce à la bénédiction du SMA(PER), ainsi qu’à un peu de financement du Groupe de travail sur le perfectionnement professionnel des officiers, le CMR a lancé son programme pilote en études permanentes en 1996, auquel ont participé 120 étudiants. Lors de la collation des grades du printemps de 1997, le programme a produit ses deux premiers diplômés. À peine trois ans plus tard, plus de 800 étudiants de premier cycle s’étaient inscrits au programme, dont environ la moitié était des militaires du rang. Aujourd’hui, plus de 1 100 étudiants suivent un large éventail de programmes de certificat, de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat.

Plus de 20 ans plus tard, les premières réussites du programme du CMR surprennent toujours. Ce programme, qui devait être une activité complémentaire du collège, a suscité une immense vague d’enthousiasme dans les FAC. De jeunes militaires, des capitaines et des caporaux, cherchaient des possibilités d’apprentissage, ce qui témoignait de la demande croissante liée à l’apprentissage continu dans le monde entier. Au ministère de la Défense nationale, les retombées de l’enquête sur la Somalie ont engendré la nécessité d’instruire davantage les militaires canadiens. Parallèlement, de nouveaux progrès dans les domaines de la technologie et des méthodes d’apprentissage ont donné lieu à de nouvelles possibilités prometteuses relatives aux activités de sensibilisation à l’instruction. Le ministre, les hauts dirigeants des FAC et des membres des Forces individuelles tous senti l’importance de ces tendances et étaient impatients d’en bénéficier.

En 1996, le Collège militaire royal du Canada s’accroît pour inclure les FAC en entier. Cette décision changea la perspective du CMR d’une petite université militaire à une entreprise éducative de plusieurs millions de dollars. Durant les vingt dernières années, les études permanentes ont ajouté à la réputation d’excellence académique du Collège militaire royal et aux forces organisationnelles pour devenir un important focus stratégique pour le Collège et un outil éducatif réceptif et compréhensif  pour les FAC.

Notes biographiques : Robert Charest, Capc (retraité) fut l’officier en charge du Bureau des études permanentes du CMR de 1996 à 2002. Jim Barrett, Ph.D fut le président du Comité des études permanentes du CMR en 1996 et doyen des Études permanentes de 1997 à 2002.

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