Rapport d’évaluation final - Résultats du programme de Langue française, littérature, et culture

1. Rapport d’évaluation définitif et plan de mise en oeuvre

Conformément au Processus d’assurance de la qualité de l’établissement (PAQE) appliqué par le Collège militaire royal du Canada (CMRC), le présent rapport d’évaluation définitif contient une synthèse de l’évaluation extérieure et de la réponse et des évaluations internes des programmes du baccalauréat ès arts (Études françaises) présentés par le Département des études françaises. Le rapport indique les points forts importants des programmes et les possibilités d’amélioration; il met en lumière, par ordre de priorité, les recommandations que le Département a choisi de mettre en oeuvre.

Le rapport comprend un plan de mise en oeuvre qui précise qui sera chargé d’approuver les recommandations énoncées dans le rapport d’évaluation définitif, de fournir les ressources nécessaires pour donner suite à ces recommandations, d’apporter les changements en matière d’organisation, de politique ou de gouvernance nécessaires au respect des recommandations, de mettre en oeuvre les recommandations et, enfin, d’établir le calendrier d’exécution de ces recommandations et du contrôle de leur mise en oeuvre.

2. Aperçu du processus d’examen des programmes

Le rapport d’auto-analyse des programmes a été rédigé pendant l’été de 2014. Dans le cas des programmes examinés (B.A. avec spécialisation, majeure et mineure en études françaises), le rapport présentait les attentes au niveau du grade propres à ces programmes, une évaluation analytique des programmes, les plans de cours, des données relatives aux divers programmes, des données d’enquête fournies par le Bureau de l’assurance de la qualité et des appendices présentant un échantillon d’examens et les c.v. des membres du corps professoral.

Deux examinateurs extérieurs indépendants [François-Xavier Eygun, Ph. D. (Université Mount Saint Vincent) et Clive Thomson, Ph. D. (Université de Guelph)] et un examinateur de l’interne [Kodjo Moglo, Ph. D. (CMRC)] ont été choisis parmi divers autres examinateurs éventuels, et leur choix a été approuvé par le Conseil des doyens. Ils ont examiné les documents de l’auto-analyse et ont fait une visite sur place au CMRC, les 30 et 31 octobre 2014. Ils ont alors interviewé le doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales, le vice-recteur – Affaires universitaires, le vice-recteur – Recherche, le chef du Département des études françaises, le bibliothécaire en chef, plusieurs membres du corps professoral (Études françaises) et plusieurs étudiants inscrits aux divers programmes. Ensuite, les membres du CEE ont rédigé un rapport fondé sur l’autoanalyse et leur visite à l’établissement. Le rapport a été remis aux membres du Département, et les membres du corps professoral susmentionné en ont discuté.

Les examinateurs ont remis leur rapport en décembre 2014; ils y ont décrit comment les programmes d’études françaises répondent aux critères d’évaluation du PAQE et aux normes des départements d’études françaises ailleurs au Canada. Dans leur rapport, ils ont constaté que la mission était clairement définie et qu’elle allait dans le sens de celle du CMRC dans son ensemble. Les examinateurs ont trouvé que les installations étaient bonnes, mais que d’autres ressources faisaient cruellement défaut. Le bilinguisme est le fondement du campus, mais, ont-ils souligné, certains départements, par exemple le bureau du contrôleur et les Ressources humaines, tendent à fonctionner en anglais seulement.

Les examinateurs ont constaté que l’enseignement, dans le cadre des programmes d’études françaises, constituait un atout solide et une source de satisfaction chez les étudiants. Comme les classes sont petites, les professeurs peuvent suivre de près chacun des étudiants, et ceux-ci disent apprécier cet état de fait. Les étudiants ont recommandé que le Département songe à inclure dans les cours des textes n’appartenant pas à la littérature traditionnelle, par exemple des romans illustrés, des livres d’enfants et des articles scientifiques. Les examinateurs ont conclu que les programmes étaient bien placés pour croître et se renforcer.

3. Points forts et faiblesses dignes de mention des programmes

Le CEE a cerné un certain nombre de points forts dans les programmes d’études françaises :

  1. Le dynamisme des membres du département
  2. La bonne entente entre les professeurs
  3. La qualité de la recherche
  4. Le Centre de rédaction universitaire
  5. Un enseignement personnalisé
  6. Un enseignement de qualité que les étudiants apprécient et reconnaissent
  7. Les cours enseignés avec le département d’anglais
  8. La coopération avec le programme d’études militaires et stratégiques (neuf cours offerts par le département d’études françaises)

Le CEE a cerné divers motifs de préoccupation en ce qui concernait les programmes d’études françaises :

  1. L’absence d’adjointe administrative engendre une surcharge de travail pour les membres du département.
  2. Manque de professeurs dans quatre domaines : la littérature québécoise, la littérature francophone hors Québec, la littérature française contemporaine, et la théorie littéraire. Le manque de spécialistes dans les domaines mentionnés crée des lacunes dans les connaissances que les étudiants peuvent acquérir au cours de leurs études.
  3. À la bibliothèque, des restrictions quant à l’utilisation des budgets disponibles ralentissent considérablement l’acquisition de nouveaux documents et l’abonnement à des sites de recherche.
  4. Il faut harmoniser les descriptions des cours de premier cycle dans l’annuaire du Collège de manière qu’elles soient toutes rédigées du point de vue des résultats d’apprentissage.

Après avoir consulté le corps professoral et le personnel des programmes, le chef du Département a présenté une réponse au rapport des examinateurs en février 2015. De concert avec les chefs (l’ancien et le nouveau) du Département, le doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales a rédigé le présent rapport d’évaluation définitif en novembre 2015. Des recommandations précises y sont abordées, et des mesures de suivi et un échéancier y sont fournis.

4. Résumé des recommandations des examinateurs et réponses des programmes et du doyen

Le CCE a cerné divers motifs de préoccupation ou questions nécessitant une attention :

1. L’absence d’adjointe administrative représente une surcharge de travail pour les membres du département.

Le Département confirme que le manque de soutien administratif constitue un problème de taille. Tout d’abord, le département est un des seuls au Collège n’ayant pas d’adjointe administrative attitrée. À l’heure actuelle, l’adjointe administrative du Département d’anglais assume la charge de travail de l’adjointe administrative manquante; toutefois, à certaines époques de l’année où sa propre charge de travail est énorme, elle doit d’abord se consacrer à son département, ou se limiter à lui. La charge de travail administrative de nos professeurs est considérable, et, faute d’avoir une adjointe administrative, le Département des études françaises est donc privé de ressources nécessaires.
Le doyen convient que la description de travail de l’adjointe administrative du Département d’anglais ne prévoit pas que celle-ci doive assumer la charge de travail émanant du Département des études françaises. Par conséquent, il faut refondre cette description de travail avec la participation des RH.

2. Enfin, le CEE a recommandé que le Département des études françaises établisse une mineure en français langue seconde pour les anglophones; pareille initiative n’a pas été couronnée de succès au CMRC dans le passé.

Le Département convient que cette initiative fait problème, car il précise dans sa réponse que la mineure proposée risque d’accentuer le manque de professeurs spécialisés, mais la possibilité continue de susciter son enthousiasme.

L’obtention d’une mineure (huit crédits) serait très difficile, voire impossible, pour un étudiant anglophone, mais le doyen discutera d’autres possibilités avec le Département, par exemple un programme de certificat; il serait bien entendu que ce dernier reposerait sur les cours existants et n’exigerait pas de ressources supplémentaires.

3. Manque de professeurs dans quatre domaines : la littérature québécoise, la littérature francophone hors Québec, la littérature française contemporaine, et la théorie littéraire : le manque de spécialistes dans les domaines mentionnés crée des lacunes dans la connaissance que les étudiants peuvent obtenir lors de leurs études.

Le Département des études françaises a répondu en proposant d’embaucher un professeur de littérature canadienne-française à l’avenir, mais il souligne qu’en raison du manque de ressources, il est difficile de résoudre le problème du manque de professeurs spécialisés. Le Département précise que la littérature canadienne-française est enseignée à tous les niveaux et qu’il lui faut un professeur spécialiste des diverses cultures francophones au Canada, et non pas seulement de la culture québécoise. Il importe aussi de faire valoir qu’un poste de cette nature est extrêmement important pour une université bilingue financée par le gouvernement fédéral, qui doit pouvoir enseigner la gamme complète des littératures canadiennes-françaises aux futurs officiers des forces armées.

Le doyen est conscient des contraintes et il applaudit aux efforts que le Département déploie pour trouver des solutions qui n’exigent aucune ressource supplémentaire, en élargissant ses propres domaines d’expertise de manière à devenir polyvalent. Le doyen et le chef du Département continueront d’embaucher des professeurs pour remplacer des collègues en congé sabbatique et des chargés de cours, quand ce sera possible; ces personnes remédieront à court terme au manque de professeurs spécialisés. À long terme, on pourra combler les lacunes au moment d’embaucher les professeurs qui remplaceront ceux partant à la retraite.

4. A la bibliothèque, des restrictions dans l’utilisation des budgets disponibles ralentissent considérablement l’acquisition de nouveaux documents et l’abonnement à des sites de recherche.

Le doyen reconnaît que les ressources de la bibliothèque continuent d’être un motif de préoccupation et il précise que des efforts considérables ont été déployés au cours des six derniers mois pour régler le problème au moyen d’abonnements à des revues spécialisées en ligne. Ce problème, qui concerne tout le Collège, retient l’attention du recteur et du vice-recteur – Affaires universitaires.

5. Il faut harmoniser les descriptions des cours de premier cycle dans l’annuaire du Collège de manière qu’elles soient toutes rédigées du point de vue des résultats d’apprentissage.

Le Département a exprimé son désaccord à cet égard, en faisant valoir que chaque professeur suit une approche lui étant propre qui aboutit à des descriptions de cours de styles différents.

Le doyen admet que chaque professeur a la prérogative d’adopter une approche différente, mais il précise qu’au cours des dernières années, la tendance générale relativement à l’annuaire du premier cycle, tendance qui émane du bureau du secrétaire général et du Comité des programmes, a été de délaisser les descriptions axées sur les professeurs en faveur de celles qui sont rédigées du point de vue des résultats d’apprentissage. Le doyen souscrit à la recommandation du CEE selon laquelle le Département devra chercher à harmoniser les descriptions au cours des prochaines années

6. Le CEE a donné à entendre que les écoles d’immersion en français au Canada doivent recruter plus d’élèves si l’on veut accroître le nombre d’étudiants francophones au Collège.

Tout en convenant qu’il s’agit là d’une bonne idée, le Département des études françaises n’a pas souscrit à cette approche; il a précisé que ces étudiants sont très souvent faibles en français et que, même avec l’aide du Centre de rédaction universitaire, ils ont du mal à suivre.

Le doyen souligne aussi que le recrutement d’étudiants francophones n’incombe pas au CMRC. C’est là une responsabilité qu’assume le Groupe du recrutement des Forces canadiennes par l’intermédiaire de son réseau de centres de recrutement.

5. Plan de mise en oeuvre

Recommendation               Suivi proposé et conséquences pour les ressources Responsable du suivi Calendrier de mise en oeuvre
1. Adjointe administrative Collaborer avec les RH et le chef du Département d’anglais pour modifier la description de travail de l’actuelle adjointe administrative Chef – Études françaises (de concert avec le VRAA, l’adj admin, les RH et le chef du Dépt d’anglais) D’ici sept. 2016
2. Créer une option en français pour les étudiants anglophones Formuler des idées et faire une présentation au Comité des programmes qui n’exigera aucune ressource supplémentaire Chef – Études françaises, avec le Département et le doyen D’ici novembre 2016
3. Remédier au manque de professeurs spécialistes de la littérature canadienne-française À court terme, continuer d’embaucher des instructeurs à temps partiel pour remplacer les professeurs en congé sabbatique, et faire aussi appel pour cela au bassin de relève du chef pour remédier au manque de professeurs spécialisés. À long terme, combler les lacunes au moment d’embaucher les professeurs qui remplaceront ceux partant à la retraite. Chef – Études françaises avec le doyen Aspect examiné chaque année
4. Améliorer les outils de recherche offerts aux étudiants   Recteur et VRAA Aspect examiné chaque année
5. Harmoniser les descriptions de cours Travailler avec le bureau du secrétaire général et le Comité des programmes pour axer la description des cours sur les résultats d’apprentissage Chef – Études françaises Aspect examiné chaque année en juin
6. Recruter des étudiants francophones dans les écoles d’immersion en français Aucune mesure à prendre    

6. Conclusion

Le rapport du CEE est très positif. Il confirme que le Département des études françaises offre un programme universitaire rigoureux à ses étudiants et que ses normes se comparent ou sont supérieures à celles de programmes semblables en Ontario. Toutefois, le CEE a aussi relevé des domaines où des améliorations sont possibles. Les étudiants, tout comme le corps professoral, se disent très satisfaits du programme.

Le doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales, en consultation avec le chef du Département, est chargé de surveiller l’exécution du plan de mise en oeuvre. Les autres recommandations ont déjà été prises en considération ou mises en oeuvre, ou nécessitent une mesure au niveau du Collège.

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