Remise de doctorats honorifiques dans le cadre de la 113e cérémonie de collation des grades du CMR

2018-10-18

Le Collège militaire royal du Canada est très fier d’annoncer que le M. Ronald D. Weir, PhD se verra octroyer un doctorat honoris causa en génie et le M. John W. Hilborn, PhD se verra octroyer un doctorat honoris causa en science lors de notre 113e Collation des grades qui aura lieu le 16 novembre 2018 à 14 h 00.

Dr. Ronald D. Weir

Dr. Ron Weir

M. Weir est né à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, Canada, et obtint un Baccalauréat ès Science de l’University of New Brunswick, et un DIC et PhD de l'Imperial College of Science, Londres, R.-U. De 1966 à 1968, il fut un chercheur au Conseil national de recherche du Canada à Ottawa. Il devint membre du corps enseignant du Collège militaire royal du Canada au Département de chimie et de génie chimique comme officier militaire (Capitaine, puis Major) au niveau de Professeur adjoint. Il fut promu Professeur titulaire en 1981, De 1990 à 1995, il devint Directeur du Département, puis Doyen des Études supérieures et de la recherche (1995-2003), puis Doyen intérimaire, ÉS&R (2006-2007), Directeur associé de l’Institut de recherche en sécurité de la défense, et Vice- Recteur associé et Doyen des Études supérieures (2011-2012).  Il fut nommé à plusieurs occasions comme Visiteur de recherche senior et Professeur visiteur à plusieurs universités dont l’University of Michigan (Ann Arbor) et Queen’s University (Kingston). Ses domaines de spécialisation comprennent la thermodynamique chimique, le génie chimique (statistique), la modélisation des procédés,  l’optimisation, les mathématiques appliquées pour ingénieurs, le transfert de chaleur, de masse et de momentum, l’écoulement et la mécanique des fluides, la science des matériaux, le génie des matériaux, la structure des cristaux, et le génie environnemental.

Il a enseigné plus de dix cours différents au cours des années tant au niveau du baccalauréat qu’aux niveaux de la maîtrise et du doctorat, plusieurs de ces cours étant parmi les plus exigeants au CMR. Il a servi le CMR comme membre ou président d’un nombre exceptionnellement élevé de comités, en particulier sur le comité des admissions des étudiants du premier cycle alors qu’il a donné un nombre incalculable d’heures pour évaluer du point de vue académique les demandes d’admission et formuler des recommandations sur l’acceptation des candidats. Comme Doyen des études supérieures et de la recherche, il a aussi été impliqué dans l’admission des étudiants de cycles supérieurs. Son C.V. indique plus de 37 années au service du CMR. Même après sa retraite, M. Weir a continué à soutenir le CMR par sa participation à des comités spéciaux, notamment comme conseiller pour le renouvellement du combustible du réacteur SLOWPOKE-2 du Collège. Ses efforts, conjugués à ceux des autres membres de ce comité, ont été couronnés de succès puisque le MDN est d’accord pour acheter un nouveau cœur pour le réacteur et a identifié les sources de fonds pour cet achat important. À l’extérieur du CMR, M. Weir a participé à de nombreux comités comme membre de l’ "Ontario Council Graduate Studies (OCGS)" et comme membre de l’ "Ontario Council University Research" . Il était actif à la Société canadienne pour le génie chimique, alors que, entre autres, il a été l’un des organisateurs de la conférence en génie chimique de Kingston en 1996. Il a aussi été rédacteur de plusieurs revues techniques telles que le "Journal of Chemical Thermodynamics" et le "Pure and Applied Chemistry Journal".  Il a acquis une réputation internationale non seulement par ses recherches de qualité supérieure et son rôle actif comme organisateur de conférences et de sessions de conférences, mais aussi par son implication dans plusieurs sociétés savantes et agences. Un bon exemple de ceci est ses contributions importantes auprès de l’ "International Union of Pure and Applied Chemistry (IUPAC)", où il a servi et sert encore comme membre du comité éditorial du "Pure and Applied Chemistry Journal",  président du "IUPAC Interdivisional Committee on Term, Nomenclature and Symbols", et président du "IUPAC Projects Evaluation Committee". De2018 à 2020, il sers comme président du "IUPAC Division I Physical & Biophysical Chemistry". Par ailleurs, il a servi comme président et ancien président de l’ "Association of Chemical Thermodynamics". Ses efforts ont été reconnus par plusieurs prix et récompenses, comme le Prix d’excellence en enseignement du CMR qu’il a gagné à deux reprises (1992-1993 et 2005-2006), et quatre distinctions "Fellow" de sociétés savantes prestigieuses: Royal Society of Chemistry (FRSC), Chemical Institute of Canada (FCIC), Engineering Institute of Canada (FEIC) et International Union of Pure and Applied Chemistry (FIUPAC).

La recherche de M. Weir a été intense tout au long de sa carrière, résultant en une liste impressionnante de publications. Il a publié 97  dans la catégorie de disciplines en génie chimique et des matériaux avec trois articles additionnels indiqués comme "sous presse", plus 56 dans la catégorie des sciences et du génie environnementaux. Dans ces catégories, il a publié un et quatre livres avec arbitrage, respectivement. Son C.V. indique une publication dans la catégorie Compte-rendus de conférences et de symposia (avec arbitrage) et 65 présentations à des conférences et symposia (dont 55 étaient avec arbitrage). De plus, M. Weir a été et est toujours impliqué intensément dans la revue de livres, de manuscrits d’articles de revues techniques, et de demandes de subventions de recherche, avec entre 30 à 45 manuscrits revus chaque année. Il a obtenu plusieurs octrois de recherche de la Défense canadienne en particulier, et il a géré plusieurs contrats importants octroyés au CMR, comme celui du programme de surveillance de la contamination radioactive du Directeur général de la sûreté nucléaire.

Au niveau du premier cycle, M. Weir considérait les Élèves-Officiers comme sa priorité ultime et leur accordait toujours le temps nécessaire pour qu’ils puissent maîtriser le contenu des cours importants qu’il enseignait. Les étudiants et ses collègues avaient une très haute opinion de lui. Il a servi de 1990 à 1995 comme Directeur du Département de chimie et de génie chimique, le plus important du CMR en taille avec, à cette époqie, entre 100 et 150 personnes formant le corps enseignant, le personnel de recherche et de soutien et les étudiants. À cette époque, les programmes académiques du premier cycle et des cycles supérieurs subissaient d’importants changements. En 1995, il devint Doyen des études supérieures et de la recherche, tout juste après le début du programme de doctorat au CMR. Le Collège connut au cours des années suivantes d’importants changements à la Faculté des études supérieures, comme l’inscription de la première étudiante civile qui était aussi la première femme aux niveaux supérieurs, l’augmentation de la taille de la Faculté des études supérieures à la suite de la fermeture des collèges militaires de Saint-Jean et de Royal Roads, et de l’arrivée de plusieurs enseignants de ces collèges au campus de Kingston, la reconnaissance du CMR par l’ "Ontario Council Graduate Studies" et, enfin, l’éligibilité des membres du corps enseignant du CMR de postuler et de recevoir des octrois de recherche du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie (CRSNG). M. Weir a joué un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de ces changements. Grâce à ses efforts soutenus, M. Weir a convaincu certains départements du CMR à offrir des programmes académiques qui étaient auparavant suivis par des étudiants militaires aux États-Unis et au Royaume-Uni à grands frais pour le contribuable. Il a ensuite convaincu les dirigeants des Forces canadiennes d’envoyer les étudiants militaires au CMR, et aux universités civiles seulement dans les cas où les programmes d’études supérieures n’étaient pas offerts au CMR. Durant les années où il était Doyen, les efforts de M. Weir ont résulté en un accroissement important des activités de recherche au CMR. Il n’a jamais négligé de s’efforcer de promouvoir le CMR à l’extérieur et il en est résulté une nette reconnaissance de la valeur du CMR partout au Canada et sur la scène internationale. M. Weir a été honoré récemment (2014) avec la création du prix suivant: "Prix Ron Weir d’excellence en enseignement en génie" décerné à un membre du corps enseignant de la Faculté de génie pour souligner son excellence en enseignement

M. Weir est parmi les ornithologues les plus en vue au Canada. Il a contribué de manière très importante aux "Kingston Field Naturalists" et à la "Federation of Ontario Naturalists", servant comme membre des comités exécutifs durant de nombreuses années. Il a écrit plusieurs livres sur les oiseaux canadiens. Il a servi le rédacteur 1983-1993 pour l’Ontario de la revue "American Birds", publiée par la "National Audubon, New York" sur une base bimestrielle. Il a reçu le "1986 Conservation Trophy" de la "Federation of Ontario Naturalists".

M. Ron Weir mérite entièrement notre reconnaissance par la qualité supérieure de son travail à titre de membre du corps professoral et de son dévouement sans pareil pour l’université, ses étudiants, ses collègues et le personnel de soutien du CMR.

Dr. John Hilborn

Dr. JW Hilborn
  • Ph.D., physique nucléaire, McGill, 1954
  • Physicien de réacteurs, Énergie atomique du Canada Ltée, 1954 – 1991
  • Chercheur émérite, 1991 – 1994 

M. Hilborn est né à Preston (Cambridge), Ontario et il obtient son doctorat en physiques nucléaire à McGill en 1954. M. Hilborn entame sa carrière dans l’industrie nucléaire en 1949, à la mine d’uranium Eldorado dans les Territoires du Nord-Ouest. Il entre chez EACL à Chalk River en 1954 et participe au démarrage du réacteur national de recherche universel (NRU) à Chalk River, du réacteur nucléaire de démonstration (NPD) à Rolphton, en Ontario, du réacteur Whiteshell (WR-1) aux Laboratoires de Whiteshell d’EACL au Manitoba, et de l’expérience de physique avec le réacteur à eau lourde producteur de vapeur (SGHW) à Harwell, en Angleterre.  

En 1964, il démontre la viabilité du détecteur de neutrons auto-alimenté pour la surveillance des cœurs de réacteur. Il obtient un brevet en 1967. Il est aussi cofondateur de la manufacture de ce détecteur, Reuter-Stokes Canada Ltée, qui appartient désormais à la multinationale Mirion Technologies (IST Canada) Inc., sise à Cambridge, en Ontario.

La contribution la plus importante de M. Hilborn à la recherche sur les réacteurs est le concept du réacteur SLOWPOKE, qui a donné lieu au réacteur de recherche SLOWPOKE, au réacteur de démonstration SLOWPOKE (SDR), et au système énergétique SLOWPOKE (SES‑10).

De 1972 à 1977, M. Hilborn dirige un nouveau service à Chalk River pour la mise sur pied de méthodes et d’outils spéciaux d’inspection non destructive des tubes de force et des générateurs de vapeur des CANDU.

La longue association de M. Hilborn avec le Collège militaire royal, qui remonte au début des années 1970, est spécialement digne de mention. En tant que conseiller bénévole sur les thèmes de recherche des étudiants des cycles supérieurs et collaborateur de longue date du professeur Hugues Bonin et d’autres membres du personnel pour la publication d’articles sur le réacteur SLOWPOKE, il a contribué à bon nombre d’importants progrès en technologie nucléaire appliquée. Le concept de réacteur SLOWPOKE homogène pour la production d’isotopes médicaux comme le Mo-99, en particulier, a pu apporter de la médecine nucléaire abordable à 80 % de la population mondiale qui n’était pas déjà desservie.

En 1974, M. Hilborn se voit décerner la médaille Eadie par la Société royale du Canada, et la médaille W.B. Lewis Medal par l’Association nucléaire canadienne. En 2013, il reçoit la Médaille du jubilé de diamant de la Reine; et en 2014, il se voit remettre la médaille W.E. Havercroft par l’Institut canadien pour l’évaluation non destructive (CINDE). En 2017, il est nommé membre de l’Ordre du Canada.

Au cours des trois dernières années, M. Hilborn a exhorté EACL et le gouvernement fédéral à revenir sur leur récente décision de déclasser le réacteur NRU définitivement et de mettre fin à la recherche nucléaire fondamentale et à la production d’isotopes médicaux à Chalk River. Il a proposé un nouveau modèle d’affaires selon lequel EACL dirigerait un consortium qui pourrait utiliser le réacteur NRU pour fournir au monde des isotopes médicaux, tirer profit de leur mise en marché et refaire de Chalk River un centre international de premier plan pour la recherche sur la diffusion neutronique.

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