7344 Capitaine Robert Ellis Brown, CM, OQ

1945 -

Robert Ellis Brown naît le 8 février 1945 en Angleterre, où son père sert dans l’Armée canadienne. Il fréquente l’école à Ottawa et obtient son diplôme de l’école secondaire de Nepean, où il reçoit le prix commémoratif Jack Vogan en tant que meilleur athlète masculin de la promotion.

En 1963, Brown entre au Royal Roads Military College et obtient son baccalauréat en sciences du Collège militaire royal du Canada en 1967. Après l’obtention de son diplôme, il est affecté à l’escadron des transmissions du 4e Groupe-brigade d’infanterie du Canada en Allemagne, puis est muté au 2e Bataillon, The Royal Canadian Regiment, en tant qu’officier des transmissions du bataillon. Au terme de son séjour en Allemagne, Brown est affecté à Petawawa et termine son service militaire en 1971. Il estime que sa formation et les compétences en leadership qu’il y a acquises ont eu une influence décisive sur son succès au sein du gouvernement et dans le monde des affaires.

Par la suite, il entre dans la fonction publique fédérale, où il travaille pour Énergie atomique du Canada, la Commission de la fonction publique et le Conseil du Trésor.

Au Conseil du Trésor, où il occupe les fonctions d’adjoint exécutif au secrétaire et de secrétaire adjoint du Conseil, il acquiert des connaissances inestimables sur la politique budgétaire fédérale et le processus décisionnel au niveau du Cabinet. En 1976, il est détaché auprès du Conseil des premiers ministres des Maritimes à Halifax, où il est chargé de l’élaboration des politiques régionales.

De retour à Ottawa, Brown occupe plusieurs postes supérieurs dans des ministères assumant des responsabilités économiques entre 1978 et 1986. Au département d’État au développement économique, il dirige les négociations fédérales pour le projet charbonnier du Nord-Est, un projet d’infrastructure de grande envergure concernant le port de Prince Rupert et les lignes ferroviaires intérieures. Par la suite, en tant que sous-ministre adjoint puis sous-ministre délégué au ministère de l’Expansion économique régionale, Brown dirige les processus de privatisation de Canadair et de Havilland, ainsi que ceux visant à attirer l’entreprise Bell Helicopter pour qu’elle établisse une base de production au Québec. Ces initiatives jouent un rôle fondamental dans l’établissement du Canada comme centre aérospatial de premier plan à l’échelle mondiale. Au cours de cette période, il suit également le programme de gestion avancée à Harvard.

En 1986, Brown quitte la fonction publique pour devenir vice-président du développement d’entreprise chez Bombardier Inc. Il est ensuite promu vice-président principal du développement d’entreprise et de la planification stratégique, et dirige les acquisitions de Short Brothers, de Learjet et de Havilland. En 1990, il devient président de Canadair, puis président de Groupe aéronautique – Amérique du Nord, et enfin président et chef de l’exploitation de Bombardier Aéronautique.

Au cours des neuf années où Brown dirige Bombardier Aéronautique, un nouveau modèle d’avion est lancé chaque année. L’innovation que représente l’avion de transport régional à réaction est particulièrement marquante, tout comme sa mise en service à l’échelle mondiale, qui transforme considérablement les opérations des compagnies aériennes dans le monde entier. Sous la direction de Brown, l’entreprise devient le troisième constructeur mondial d’avions civils et le leader mondial dans les segments des avions régionaux et d’affaires.

En 1999, Brown devient président et directeur général (PDG) de Bombardier Inc., où il supervise non seulement le succès mondial des divisions aérospatiale et ferroviaire, mais aussi le retour à la rentabilité de la division des produits de loisirs.

En 2003, Brown est nommé président du Conseil d’administration d’Air Canada alors que la compagnie entame une restructuration sous contrôle judiciaire en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Son leadership joue un rôle déterminant dans la sortie réussie de l’entreprise de ce processus difficile.

Vers la fin de 2004, Brown devient président et PDG de CAE Inc. Chargé de redresser une entreprise confrontée à d’importants défis géopolitiques et économiques, il met en œuvre un vaste plan de restructuration prévoyant le plus important investissement en recherche et développement de l’histoire de CAE ainsi que l’intégration de dix acquisitions stratégiques. En diversifiant les revenus et en étendant la présence mondiale de CAE à 20 pays, il établit l’entreprise comme le premier fournisseur mondial de formation et de simulation de vol avant de prendre sa retraite en 2010.

Au cours de sa carrière, Brown occupe également le poste d’administrateur chez Bombardier Inc., CAE Inc., Air Canada, Gestion ACE Aviation Inc., Aeroplan Inc., Nortel Networks Corporation, Rio Tinto (Londres) PLC, Bell Canada Entreprises, l’Association des industries aérospatiales du Canada et le Conseil canadien des chefs d’entreprise.

Au-delà de ses réalisations professionnelles, Brown est une figure incontournable de la communauté montréalaise. Il copréside d’importantes campagnes de financement pour Centraide (United Way) et l’Université de Montréal, dépassant largement les objectifs fixés pour ces deux organismes. Son engagement s’étend notamment aux arts (Les Ballets jazz de Montréal) et aux soins de santé (Société canadienne du cancer).

En reconnaissance de ses contributions à l’industrie aérospatiale et de son engagement communautaire exceptionnel, Robert Ellis Brown est nommé Officier de l’Ordre national du Québec en 2007 et membre de l’Ordre du Canada en 2008. Il reçoit également la médaille du jubilé de la reine Elizabeth II en 2002.

Plaque inscription:

Leader visionnaire, Pilier de l’aérospatiale Canadienne, Pilier de la communauté

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