English Programme Testimonials

« Je pense sincèrement que choisir de faire des études anglaises est la meilleure décision que j’aie prise durant mon séjour au CMR. En plus des avantages plus évidents que ces études m’ont apportés – comme des compétences en rédaction, en communication et en compréhension –, j’ai trouvé que cela m’a donné un point de vue sur le monde plus riche et plus appréciable. En explorant la littérature de différents siècles, j’ai pu avoir un aperçu des épreuves traversées par des gens de différentes époques et cultures, et dans différentes circonstances. J’ai été obligé de remettre en question mes opinions et de les adapter pour interpréter les mots qui se trouvaient sous mes yeux. De bien des manières, je me suis retrouvé à ressentir les mêmes souffrances et les mêmes joies que de grands écrivains et de grands esprits par le truchement de leurs récits, et à voir le monde comme ils ont dû le voir – que ce soit depuis le cimetière d’une église ou en regardant un phare au loin de l’autre côté d’une baie… J’ai terminé le programme d’études anglaises non seulement avec une meilleure connaissance de moi-même, mais surtout avec la capacité de comprendre les points de vue et les croyances des gens qui m’entourent. Je pense qu’il s’agit du meilleur atout que puisse posséder un officier – ou en fait n’importe quel leader. »

Ben Deutsch, Aide de camp du commandant des Forces maritimes de l’Atlantique/Force opérationnelle interarmées (Atlantique)

« Mon éducation au CMR, en particulier en littérature anglaise, m’a préparé à réussir dans le domaine de l’urgentologie. L’analyse approfondie d’une pléthore de textes m’a pourvu d’une capacité exceptionnelle de recherche, de décryptage et d’analyse de la quantité astronomique d’information souvent contradictoire qu’un urgentologue doit intégrer à ses plans de soins médicaux pour assurer la survie de ses patients. En outre, le degré de participation qu’on encourage dans les cours d’études anglaises m’a permis d’acquérir des compétences essentielles en réseautage et en discussion de niveau professionnel – choses indispensables dans des hôpitaux où tout un éventail de professionnels de la santé dotés d’aptitudes différentes sont appelés à collaborer dans des situations chaotiques. »

M. Jacob Charbonneau, ancien étudiant du programme d’études anglaises

« La beauté d’un programme d’études anglaises, c’est l’étendue de l’enseignement qu’il nous inculque. Il nous donne une éducation non seulement en littérature, mais aussi en histoire et en culture. Voici quelques exemples de façons dont mon diplôme d’études anglaises m’a aidée dans ma carrière :

Dans les cours sur le genre dans la littérature et la théorie de la littérature, on a étudié l’histoire de personnes transgenres et les enjeux qui les touchent, ainsi que la performativité du genre, des connaissances dont j’ai pu faire usage il y a quelques années quand l’intégration et l’acceptation des personnes transgenres dans les FAC ont commencé à faire l’objet de discussions à grande échelle. J’avais une connaissance plus approfondie du sujet que la plupart de mes pairs et de mes subordonnés, et j’ai pu discuter avec eux, en sensibiliser certains, et en aider d’autres à voir un point de vue qu’ils n’auraient pas nécessairement envisagé d’emblée, ce qui nous a aidés à mûrir en tant qu’équipe et à prendre de meilleures décisions, fondées sur la compréhension plutôt que sur les préjugés.

Dans les cours de littérature canadienne, je me suis instruite sur ce qui forme notre identité collective en tant que Canadiens – qui nous sommes en tant que nation, ce qui nous tient à cœur, et pourquoi nous sommes la nation que nous sommes. Envoyée en déploiement dans un environnement opérationnel multinational et travaillant actuellement à l’étranger, j’ai été, et je continue d’être, fréquemment confrontée à la question de l’identité canadienne. Les récits qu’on a lus et les discussions qu’on a eues m’ont aidée à comprendre ma propre identité en tant que Canadienne, et à l’expliquer aux autres. Je pense que mon expérience dans le programme a assis ma crédibilité en tant qu’officier dans un contexte multinational, mais m’a aussi aidée à être une solide ambassadrice de mon pays.

Je serai peut-être appelée à donner ma vie au service de mon pays : la littérature de guerre m’a donné une idée des pensées et des sentiments de ceux et celles qui ont consenti ce sacrifice suprême. J’ai aussi appris l’importance de la commémoration et la valeur des mots employés pour se souvenir des défunts, et comment ces mots façonnent notre mémoire personnelle et collective. Servir sa patrie est une charge complexe, difficile et ambitieuse, et lire les récits de nos prédécesseurs nous aide à comprendre l’importance et le sens de cette charge. Ces récits ont façonné l’ethos et les valeurs sur lesquels je m’appuie et qui me guident chaque jour dans ma prise de décisions.

Mon dernier exemple de l’aide que le programme m’a apportée sur le plan professionnel est tout récent – il remonte à quelques mois à peine. Le siège du Commandement des Nations Unies ayant besoin d’un changement structurel pour satisfaire aux exigences de l’environnement opérationnel et aux contraintes pesant sur le Commandement, une équipe de planification opérationnelle a été mise sur pied pour déterminer la voie à suivre. L’équipe devait commencer par analyser le mandat du Commandement (un document de niveau stratégique publié par le gouvernement américain). J’étais la moins chevronnée du groupe, tant en grade qu’en expérience, mais ma capacité à analyser le langage a fait de moi un atout pour l’équipe. Le programme d’études anglaises m’a appris que chaque mot est important et doit être soupesé. Quand l’équipe de planification opérationnelle a rédigé les documents définitifs, j’ai donc pu faire valoir une opinion différente de celle d’officiers supérieurs, car je distinguais les nuances entre des mots de sens similaire et je voyais comment l’utilisation d’un mot plutôt qu’un autre pouvait changer la signification d’un énoncé. Ma contribution a été appréciée, et j’ai depuis participé à une réunion de suivi dans le cadre de laquelle on m’a chargée de rédiger et de revoir l’ordonnance finale à publier. Ce n’est pas souvent qu’on accorde une telle confiance à des officiers subalternes dans ce genre de milieu de travail, et je suis convaincue que c’est grâce aux compétences et aux connaissances que j’ai acquises dans mes études au Département d’anglais, de culture et communication qu’on me l’a accordée. Pour moi, le travail de l’équipe de planification opérationnelle n’était en rien différent des cours auxquels j’ai assisté au troisième étage de l’édifice Massey, et l’important n’était pas tant les considérations tactiques que les mots et le choix des mots. »

Capt Shona Couturier, Capt Adjt, Contingent canadien du Commandement des Nations Unies en Corée/Forces armées canadiennes

« D’après mon expérience, la capacité à communiquer de façon articulée et avec assurance est la compétence la plus importante que puisse détenir un officier de marine. Que ce soit pour faire un briefing au commandant d’unité sur le pont d’un navire de guerre, pour donner des ordres détaillés à l’équipage d’un vaisseau ou pour transmettre des messages à des partenaires alliés, la communication est au cœur de notre travail. Certes, un officier de marine doit comprendre les principes de mathématiques et de physique, mais en fin de compte, ses aptitudes pour le calcul de l’heure du crépuscule nautique importent peu aux marins : ce qui compte surtout pour eux, c’est sa capacité à les motiver et à les diriger par ses paroles et ses actes. Je crois sincèrement que la meilleure façon d’apprendre à communiquer et à transmettre un message de façon à ce que notre auditoire nous comprenne est d’étudier le langage. »

Marsalie MacKenzie

 « Après avoir obtenu mon diplôme d’études anglaises en 2012, j’ai participé à de nombreux vols de recherche et sauvetage en tant que navigateur, ai été envoyé à l’étranger comme officier des opérations, ai acheté une entreprise à titre privé, et ai plus récemment commencé à travailler dans un poste d’état-major à la base aérienne la plus occupée du Canada. Quand je repense à chacune de ces expériences, j’ai la conviction que les aptitudes fondamentales que j’ai acquises pendant mon programme d’études anglaises ont été essentielles à ma réussite. 

On pourrait avancer que l’essence du programme d’études anglaises est la pensée critique appliquée – la décomposition de problèmes complexes en leurs composantes et l’élaboration d’arguments convaincants. Que ce soit pour participer aux vols d’un escadron opérationnel ou pour appuyer de telles opérations dans un poste d’état-major, la capacité de repérer les problèmes rapidement et de communiquer des solutions clairement est essentielle dans le contexte militaire. C’est ce que le diplôme d’études anglaises nous apporte. Ce même ensemble d’aptitudes est aussi fondamental pour diriger une entreprise : il faut être en mesure de distinguer le signal du bruit pour déterminer la valeur d’une entreprise. Il ne fait aucun doute pour moi que les quatre années que j’ai passées à apprendre à lire avec un jugement critique et à élaborer des arguments m’ont préparé à surmonter les défis professionnels auxquels j’ai été confronté, et je ne saurais suffisamment recommander le Département d’études anglaises pour son apport de solides bases en vue d’une carrière stimulante. »

Andrew Sheahan

« Chaque jour au COIC, le commandant lit et écoute les mots de nombreux conseillers avant de prendre des décisions fondées sur ses propres pensées et les conseils des autres, ce qu’il ne pourrait faire sans de solides compétences en pensée critique. Certains d’entre vous pourraient se retrouver dans son poste un jour; d’autres pourraient devenir CEMD. Le cas échéant, vous aurez acquis ces mêmes aptitudes au fil d’une longue carrière dans les FAC. Mais peut-être voudrez-vous prendre une bonne longueur d’avance : l’étude de la littérature ici vous donnera cette longueur d’avance. Peu importe la profession que vous choisirez, vous acquerrez de solides aptitudes pour déceler le message derrière un texte écrit ou les paroles d’un orateur. Et ces aptitudes s’avéreront particulièrement utiles quand vous serez dans un environnement à rythme rapide ou que vous ferez face à une situation d’urgence. Vous verrez qu’il y aura des moments où vous trouverez le message alors que les autres ne le verront pas. Et, par conséquent, les réponses vous viendront plus vite. Les réponses vous viendront plus vite car vos professeurs ici vous auront encouragés à examiner les mots de près. Les réponses vous viendront parce que vous aurez étudié la littérature. Les réponses vous viendront parce que vous saurez qu’une fois que vous aurez lu avec un jugement critique et que vous penserez avoir une réponse, vous devrez réfléchir encore. Vous réfléchirez à la réponse que recherche votre supérieur, et vous réfléchirez à la réponse qu’il convient de lui donner. Il arrivera que ce ne soit pas la même réponse. L’étude de la littérature vous préparera non seulement à répondre à vos leaders, mais aussi à être des leaders vous‑mêmes. Étudier la littérature, c’est étudier l’expérience humaine. C’est étudier les travaux rédigés au fil de nombreuses années par de nombreux auteurs. C’est non pas une seule histoire, mais de nombreuses histoires. Les professeurs du Département d’études anglaises ici au CMR vous encouragent à soupeser et à étudier le raisonnement et les émotions d’autres êtres humains. Ce faisant, ils vous préparent bien à une vie de leader dans les Forces armées canadiennes. »

Capitaine Kirk Sullivan, Baccalauréat ès lettres spécialisé en études anglaises, maîtrise en journalisme (Georgetown, en cours), Officier des affaires publiques spécialisé dans les opérations d’information et les solutions non basées sur les munitions dans le cadre de missions des Forces armées canadiennes, Adjoint à l’attaché aux affaires publiques, Forces armées canadiennes, Ambassade du Canada, Washington

 « Depuis que j’ai obtenu mon baccalauréat spécialisé en études anglaises du CMR en 2015, j’ai continuellement employé les aptitudes que j’ai acquises dans le programme. En tant qu’officier du renseignement, on s’attend à ce que je recueille de l’information pertinente de diverses sources, et à ce que je conçoive une évaluation cohérente pour la présenter au commandant. Ces exigences sont remarquablement similaires aux compétences requises pour exceller au programme du Département d’études anglaises du CMR, dans le cadre duquel on s’attend à ce que l’étudient réunisse un certain nombre de documents‑sources, formule une thèse à partir de l’information qu’ils contiennent, et la présente à son public de façon cohérente. Pour moi, les parallèles sont évidents. L’étude de la littérature nous permet aussi de vivre par procuration les expériences d’autres personnes, de ressentir ce qu’elles ressentent et de comprendre leur façon de penser. Cette aptitude est précieuse dans le domaine du renseignement, qui exige régulièrement de nous que nous nous mettions dans les souliers de notre adversaire pour prédire ses prochains actes. Le programme d’études anglaises du CMR nous apprend aussi à exprimer nos idées avec clarté et précision, ce que je considère extrêmement utile, étant maintenant appelée à donner des briefings et à créer des produits écrits presque tous les jours. Les rapports clairement rédigés et grammaticalement corrects ont beaucoup plus de crédibilité que ceux qui sont truffés de fautes d’orthographe. Pour terminer, et c’est à mon sens ce qui importe le plus, le programme d’études anglaises du CMR entretient une curiosité innée pour le monde qui nous entoure, un trait de caractère qui m’a motivée dans des situations difficiles et m’a poussée à continuer à apprendre et à me perfectionner tant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle. »

- Capitaine Lauren Van Veen

« Le programme d’études anglaises du CMR m’a appris trois leçons : comment acquérir un esprit critique, comment bien rédiger, et combien les études (contrairement à la croyance populaire) peuvent se révéler divertissantes et enrichissantes. Les deux premières leçons se sont avérées indispensables à ma carrière militaire et civile. Quoi que nous sachions, et quelque mérite que nous attachions à nos idées, elles demeurent sans grand intérêt à moins d’avoir survécu aux rigueurs de la logique et de l’analyse critique. De plus, les bonnes idées ne sont efficaces que dans la mesure où elles sont communiquées clairement. Le Département d’études anglaises gravera ces leçons dans votre enveloppe crânienne, et vous lui en serez reconnaissants! Si vous vous intéressez au monde qui vous entoure, que vous souhaitez comprendre comment les gens fonctionnent, et que vous êtes prêts à être mis à l’épreuve par des professeurs réfléchis et tolérants, envisagez de vous y inscrire. Il y a une vie en dehors des tenues DCamC, des drills de maniement des armes et de la procédure de combat. Essayez de comprendre comment vit le reste du monde! »

Avant d’entreprendre des études de doctorat à Oxford, Matthew a servi au sein des FAC durant près d’une décennie en tant que chef de troupe de reconnaissance de l’Arme blindée et spécialiste des frappes aériennes. Il a aussi travaillé pour un groupe d’experts du Collège King’s de London spécialisé dans la recherche en renseignement de sources ouvertes dans le domaine de la sécurité et de la non-prolifération nucléaire.

Matthew Zelina, ancien étudiant du programme d’études anglaises, Maîtrise ès sciences (London School of Economics, Études des conflits), candidat de doctorat en philosophie (Oxford, Relations internationales)Travaux de recherche en cours : groupes armés non étatiques
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